Ma Carrière

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Zoom sur : Tour de France 2008

Ma vidéo de l'événement

Comment j'ai vécu l'événement

Cette saison là, la mayonnaise a pris. L'ambiance était exceptionnelle au sein de l'équipe Cofidis, qui alignait les succès, portée par un Sylvain Chavanel en état de grâce. Nous avons alors abordé le Tour de France avec le même esprit offensif qui nous avait si bien réussi depuis l'ouverture du calendrier. Nous avons multiplié les échappées et mon tour est venu pour la troisième étape. Je faisais partie d'un groupe de quatre coureurs qui s'était extirpé dès le kilomètre zéro.

La meute nous avait laissé quinze minutes, contrôlée par des Caisse d'Epargne peu enclins à mener la poursuite. Les conditions étaient difficiles avec du vent et de la pluie sur un parcours exigeant, alors que nous étions pourtant en Bretagne. Romain Feillu, transcendé par l'opportunité de revetir le maillot jaune, et les deux autres coureurs satisfaits de montrer le paletot, jouaient le coup à fond. Nous savions qu'à quarante kilomètres de l'arrivée, nous allions avoir le vent de dos, et que si nous parvenions au bord de mer avec cinq minutes d'avance, nous nous disputerions la victoire. C'est ce qui se passa. Dans le final, je n'étais pas tendu, déjà satisfait de faire dans les quatre premiers.

J'avais l'intuition qu'il fallait que j'attaque dans les deux dernières bornes malgré mes qualités de sprinteur. Ce final fut interminable, tendu à l'extrême, mais je voulais à tout prix ce succès. Je n'ai rien lâché jusqu'à la ligne et me suis imposé dans une joie immense, avec Magalie à mes côtés. La liesse dans l'équipe étaient générale. Un moment magique.

  • « Je suis un guerrier et un insatisfait permanent, c'est ça l'apanage du champion. »
    André Panza